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𝗟𝗲 HARCÈLEMENT 𝗯𝗿𝗼𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗲𝗳𝗳𝗮𝗰𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗿𝗼𝗻𝘁𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀.

Pourquoi la personne harcelée finit-elle par se sentir coupable au point de perdre confiance en elle et de vouloir fuir ?



𝗟𝗲 𝗵𝗮𝗿𝗰𝗲̀𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗯𝗿𝗼𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗲𝗳𝗳𝗮𝗰𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗿𝗼𝗻𝘁𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀.



Ce mécanisme n’est pas une faiblesse.


C’est la conséquence d’une manipulation insidieuse, souvent appelée "inversion de la culpabilité".



J’accompagne actuellement une cliente qui traverse une situation de harcèlement au travail.



Elle m'a dit : « Je vis quelque chose de difficile mais je n’arrive pas encore à bien l’expliquer. »



❌ Le harcèlement agit comme une érosion. 


Lente


Progressive


Silencieuse



Il brouille les repères.


Fait douter des perceptions.


Déplace les limites.


Jusqu’à ne plus savoir ce qui est acceptable ou non.



Aujourd’hui, elle est devenue sa propre juge.


Les mots restent coincés dans sa gorge.


Sa souffrance est là, immense mais presque indicible.


Alors elle minimise.


Pour survivre.


Pour rendre la réalité supportable.



🧠 La minimisation est un mécanisme de défense : son cerveau tente de la protéger du choc d’une agression quotidienne.



Mais cette protection finit par l’enfermer et l’éloigner d’elle-même.



Et pourtant, elle aime profondément son travail.


Son visage s’illumine quand elle en parle.



C’est elle qui avait choisi cette évolution professionnelle, pour répondre à son besoin de se diversifier et d'évoluer.



Tout allait bien.


Jusqu’à un changement de management.


Une manager que beaucoup craignent.


 


À force d’entendre des remarques dévalorisantes, de voir ses perceptions niées, ses frontières internes se sont effacées.


Le regard de l’agresseur est devenu sa voix intérieure.



Elle a osé en parler à la direction.


Mais sans réussir à exprimer l’ampleur de ce qu’elle vit.


En minimisant, elle n’a pas pu faire entendre l’insupportable.



Le problème n’est pas elle.


Et pourtant, c’est elle qui pense devoir partir.



Le risque, dans ces situations, est de fuir sans comprendre et de se retrouver un jour face au même mécanisme ailleurs.



Alors ici, le premier travail est de restaurer les frontières.


Pas à pas.


Là où elle a le pouvoir d'agir.



Le mot harcèlement est lourd.


Mais le nommer est déjà un début de libération.



Le rétablissement commence au moment où vous reconnaissez que votre ressenti est légitime même si vous n’avez pas encore la force de vous défendre.



Si vous vivez quelque chose de similaire :


Prenez le temps de reconnaître ce qui vous arrive, de poser des mots sur votre vécu, et avancez à votre rythme vers votre reconstruction.



💚 Ce qui compte n’est pas de tout résoudre immédiatement.


Mais de faire ce premier pas vers vous-même.


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